La députée Sandrine Rousseau a exprimé, ce dimanche 24 mai, son intention d'envisager la participation à une future flottille humanitaire à destination de Gaza, suite à la diffusion d'images troublantes montrant des militants palestiniens sous le contrôle des forces israéliennes.
Invitée de l’émission Questions politiques sur France Inter, la députée écologiste de Paris a déclaré vouloir s'engager plus activement pour soutenir la population de l'enclave palestinienne après avoir été interpellée par l'horreur des images diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, où l'on voit des membres du dernier navire tentant de rejoindre Gaza, agenouillés et les mains liées.
Réagissant à cette situation, Rousseau a indiqué : « Les images que nous avons vues illustrent ce que vit aujourd'hui le peuple palestinien. Je réfléchis à la possibilité de prendre part à une prochaine flottille car nous avons tous une responsabilité face à ce qui se passe là-bas. »
Rousseau a précisé qu'elle avait été contactée par les organisateurs d’une précédente mission maritime, mais qu'elle avait alors décliné l'invitation. Désormais, elle reconsidère cette option, renforçant sa position en raison des nombreux abus rapportés par les militants présents lors des dernières tentatives de traversée.
Elle a affirmé que la présence de figures publiques serait essentielle pour réduire les violences citées par ces témoins. « Je souhaite qu’il y ait des personnalités connues, afin d’éviter de tels abus, » a-t-elle déclaré.
Bien qu'elle reconnaisse que l'impact de ces opérations soit restreint, Rousseau insiste sur le fait que leur dimension politique et médiatique est cruciale : « Le symbole a parfois une grande force. »
Cette déclaration survient dans un contexte de tensions diplomatiques exacerbées autour du conflit israélo-palestinien. En réaction aux récentes images, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé une interdiction d'entrée pour Ben Gvir. Cependant, Rousseau juge cette mesure largement insuffisante et appelle à un durcissement de la stratégie française, plaidant pour une suspension des relations diplomatiques et commerciales avec Israël, qui, selon elle, « opère en dehors des lois internationales et des droits humains » dans ses actions à Gaza et en Cisjordanie.







