Le marché des sardines en boîte connaît un essor fulgurant, propulsé par l'engouement des stars des réseaux sociaux. À Douarnenez, considérée comme la capitale française de ce petit poisson, cet intérêt nouveau est bien palpable. « C’est quand même amusant de voir la sardine à la mode en 2026 », s’esclaffent Marie et Hugo, attablés sur le port du Rosmeur. « Mais c'est une bonne nouvelle pour la ville, cela soutient une économie locale solidement ancrée dans l'histoire ».
Douarnenez est en effet au cœur de la production de sardines grâce à la maison Chancerelle, réputée pour sa marque Connétable. Fondée en 1828, cette conserverie est aujourd'hui un fleuron du secteur, employant plus de 550 personnes. En effet, elle est la plus ancienne conserverie de poissons encore en activité dans le monde.
Mille et une manières de les déguster
Chancerelle, en tête du marché des sardines en boîte, voit sa notoriété exploser grâce à la nouvelle vague d’influenceurs sur TikTok et Instagram, qui font la promotion de recettes créatives à base de sardines. « Nous constatons une véritable dynamique dans les ventes depuis plusieurs mois », déclare Charles Mulliez, directeur marketing de Chancerelle. « La sardine est sur le devant de la scène, entraînant une croissance générale du marché des poissons en boîte : + 13,1 % en valeur et + 6,2 % en volume sur l'année ».
Cela se traduit chez Chancerelle par une augmentation de + 21 % en valeur et + 19 % en volume. Les récents chiffres sont éloquents : la demande a littéralement bondi de + 20 à + 30 % comparé à l'année précédente.
« Ces oméga 3, on ne les retrouve nulle part ailleurs »
Des figures médiatiques, comme l'animateur Jimmy Mohamed ou le Dr Laurence Plumet, mettent également en lumière les bienfaits nutritionnels de la sardine. En effet, riche en protéines, en calcium grâce à ses arêtes comestibles et surtout en Oméga 3, elle connaît un regain d’intérêt. « Ces oméga 3, on ne les retrouve nulle part ailleurs », témoigne Françoise, gérante de la boutique d’usine Chancerelle. Sa boutique est constamment fréquentée, tout comme La Maison de la Sardine, qui collabore également avec Chancerelle.
« Nous observons une clientèle de plus en plus jeune », confie Mélanie, employée depuis trois ans. Charles Mulliez abonde dans ce sens : « Autrefois, nos clients avaient en moyenne 70 ans, aujourd’hui, la tranche d'âge en forte croissance est celle des moins de 35 ans ». En France, la consommation annuelle de sardines en boîte atteint 16 000 tonnes. Grâce à l'influence des réseaux sociaux, les conserveries bretonnes s'annoncent un avenir radieux.







