À partir de 2028, les élèves passant le baccalauréat auront la possibilité de réaliser l’une de leurs épreuves de spécialité en langue régionale. Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé ce changement le 24 mai, ouvrant la voie à des épreuves en créole, catalan, breton et autres langues vivantes.
Ce tournant représente une évolution significative pour les futurs candidats au baccalauréat dans les prochaines années. En pleine préparation pour leurs examens, les lycéens ont accueilli cette annonce faite lors d'une interview avec Ouest-France. Le ministre Édouard Geffray a précisé que ceux ayant suivi une spécialité dans une langue régionale durant leur formation pourront passer leur épreuve dans cette même langue, avec un sujet identique simplement traduit.
De plus, le Grand oral, qui accompagne les deux spécialités des élèves, pourra lui aussi avoir une partie en langue régionale. Toutefois, la deuxième épreuve de spécialité devra obligatoirement être réalisée en français. Cette mesure, bien qu'attendue, ne prendra effet qu'à partir de la session 2028.
Un changement pour coller à un principe déjà existant dans le supérieur
Concrètement, cela signifie qu’un élève ayant choisi la spécialité mathématiques en breton pourra passer l'épreuve correspondante dans cette langue. Ce dispositif s’appliquera à toutes les spécialités où un parcours bilingue a été proposé, notamment en catalan, occitan, corse, basque ou créole.
Pour justifier cette initiative, Édouard Geffray a mis en avant la nécessité d’aligner le baccalauréat sur les pratiques déjà en place dans l’enseignement supérieur. En prenant l’exemple d’un étudiant en droit, qui passe ses examens en anglais sans être contraint de les refaire en français, il a soutenu que le baccalauréat, en tant que premier diplôme du supérieur, devait suivre la même logique.







