La fondation Droit d'enfance alerte sur l'augmentation alarmante des disparitions de mineurs en France. Dans la majorité des cas, ces disparitions sont des fugues, et l'urgence d'informer les autorités est essentielle.
Des conflits familiaux, des troubles psychologiques ou un sentiment de mal-être sont autant de raisons qui peuvent inciter un jeune à quitter son domicile. Un rapport récent de la fondation Droit d'enfance révèle que le nombre de signalements de fugues a considérablement augmenté en 2025.
Avec 40.953 disparitions de mineurs enregistrées cette année, 95 % relèvent de cas de fugues, dont plus d'un tiers concernent des enfant de moins de 15 ans. Il est vital de comprendre les motivations derrière ces départs, mais surtout, les parents doivent savoir qu'il ne faut pas tarder à agir. La fondation insiste sur le fait qu'il est courant de croire qu'il faut attendre 24 ou 48 heures avant de signaler une fugue, alors que la réalité est tout autre : chaque minute compte pour retrouver un enfant.
Une fugue n'est jamais anodine
Sarah El Haïry, Haute-Commissaire à l'Enfance, souligne que ces fugues ne doivent jamais être perçues comme un simple caprice d'adolescent. "Une fugue peut révéler des souffrances profondes, des comportements à risque ou l'influence néfaste de l'environnement d'un jeune", affirme-t-elle. La nécessité d'améliorer la prévention et la détection des signaux d'alerte est plus que jamais d'actualité. Ne pas hésiter à signaler rapidement une disparition peut faire toute la différence dans la vie d'un enfant.







