La diplomatie russe a émis un appel aux ressortissants étrangers présents à Kiev, y compris aux personnels diplomatiques, leur conseillant de quitter la capitale ukrainienne. Les autorités russes ont mis en garde contre des frappes imminentes sur des bâtiments désignés comme centres stratégiques.
Pascal Confavreux, porte-parole du Quai d’Orsay, a rappelé lors d'un entretien avec Franceinfo que les menaces de la Russie ne seraient que «une nouvelle intimidation». Cette déclaration fait suite à l’annonce de nouvelles attaques planifiées sur Kiev, alors que le week-end dernier, des bombardements ont déjà causé la mort d’au moins quatre personnes. La Russie aurait utilisé pour la troisième fois un missile hypersonique de nouvelle génération, l’Orechnik.
Confavreux a affirmé que la France ne prévoyait pas d'évacuer ses citoyens, soulignant que l'État français est «habitué» aux intimidations russes, mais qu’il ne s’y «résout pas». Il a également qualifié ces actes d'autant plus inacceptables venant d'une nation membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a la responsabilité de protéger les civils et les missions diplomatiques.
Selon le porte-parole, l'assaut sur des infrastructures civiles pourrait constituer des «crimes de guerre». Ce point a été renforcé par la création d'un tribunal international le 15 mai, qui se penchera sur les violations commises durant le conflit. En cas de nouvelles attaques touchant des civils, la Russie pourrait faire face à des poursuites judiciaires.
Malgré un climat de tension, la France ne change pas sa stratégie de sécurité, confiant que l’ambassade continue d'assurer une liaison active avec les ressortissants et de transmettre des informations importantes. «Nous prenons la situation très au sérieux avec une vigilance accrue», a-t-il déclaré, insisté sur le fait que des délégations officielles, comme celle conduite par Édouard Philippe, participent à des événements à Kiev.
Enfin, Confavreux a suggéré que les récentes attaques russes témoignent d’une «impasse militaire» pour Moscou, et a rappelé que les forces russes avaient perdu plus de terrain qu'elles n'en avaient gagné depuis le début des hostilités. «La Russie cherche désespérément de l'aide, même auprès de pays comme la Corée du Nord», a-t-il conclu, tout en soulignant la pression économique croissante qui pèse sur le régime de Vladimir Poutine.







