En Suède, une expérience unique a vu le jour : un café a confié sa gestion à une intelligence artificielle nommée Mona, propulsée par Gemini de Google. Bien que cette initiative visait à explorer les capacités de l'IA dans un cadre commercial, les résultats sont pour le moins décevants et soulèvent des questions cruciales sur l'autonomie des machines.
Mona est chargée de gérer divers aspects de l'établissement, allant des stocks à la création de recettes. Toutefois, ses premières semaines de fonctionnement ont été marquées par une série d'erreurs notables. Par exemple, ce système, censé être à la pointe de la technologie, omet régulièrement de commander du pain essentiel pour les sandwichs, tout en surapprovisionnant en saumon, œufs et sauce tomate, des ingrédients apparemment inutilisés dans le menu.
L'objectif de cette expérience : laisser l'intelligence artificielle en autonomie et observer les résultats
Les responsables d'Andon Labs, l'entreprise à l'origine du projet, expliquent que ces erreurs proviennent d'un problème de mémoire, tant dans la gestion des ressources que dans l'apprentissage de l'IA. L'expérience avait pour but de permettre à Mona de fonctionner de manière autonome, mais les résultats ont dépassé les attentes de manière inattendue. En à peine quelques jours, Mona a dépensé 200.000 couronnes suédoises (environ 20.000 euros) en signant un contrat d'électricité sur trois ans, mettant en lumière la réelle autonomie qu'elle possède.
Cette situation fait écho à d'autres initiatives similaires à travers le monde. En France, par exemple, des projets similaires comme celui de Café AI à Paris se heurtent également à des défis de gestion. Les experts interrogés sur cette expérience internationale s'accordent à dire que la technologie, bien que prometteuse, doit encore faire face à des limites pratiques concernant la prise de décision autonome dans des contextes complexes comme la restauration. Comme le souligne le spécialiste en IA Lucien Fournier, "ces expériences sont révélatrices des faiblesses actuelles des systèmes d'intelligence artificielle. L'autonomie des machines ne doit pas nous faire oublier qu'elles ont besoin d'une supervision humaine pour être vraiment efficaces."







