Malgré un cessez-le-feu annoncé depuis le 17 avril, la violence ne cesse de s'intensifier dans le sud du Liban. Les combats persistent entre Israël et le Hezbollah, malgré des pourparlers entre diplomates libanais et israéliens se déroulant aux États-Unis.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré que si le Hezbollah ne s'opposait pas aux négociations, un accord de paix pourrait être atteint « dès demain ». Cela intervient lors de cette quatrième session de pourparlers depuis le début de la guerre le 2 mars dernier.
Netanyahou en désaccord avec Trump
Des délégations israélienne et libanaise se sont réunies au Département d'État des États-Unis. Le porte-parole de la diplomatie américaine, Tommy Pigott, a souligné que les discussions progressaient sur les fronts politique et sécuritaire. Ces pourparlers doivent se poursuivre ce mercredi.
Cependant, une contradiction est survenue lorsque Donald Trump a annoncé que Netanyahou avait promis de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, tandis que le Premier ministre israélien a déclaré qu'Israël « frapperait des cibles terroristes à Beyrouth » si le Hezbollah continuait ses attaques. Son ministre de la Défense, Israël Katz, a confirmé que les Etats-Unis avaient « validé le principe » d'une réponse israélienne.
Dans la journée, l'armée israélienne a mené des frappes dans plusieurs localités, faisant cinq morts, dont un enfant, et blessant 48 personnes, selon le ministère libanais de la Santé.
Une guerre aux conséquences dévastatrices
Benyamin Netanyahou a déclaré que les opérations de l'armée dans le sud du Liban continueront de manière soutenue, affirmant vouloir « écraser » le Hezbollah afin de protéger le nord de son pays. Cette escalade des hostilités s'inscrit dans le cadre d'un conflit qui a déjà causé 3 468 morts au Liban, selon les chiffres officiels, et entraîné le déplacement d'un million de personnes, selon des rapports récents.
Les États-Unis cherchent à dissocier les négociations israélo-libanaises des discussions avec l'Iran, qui soutient le Hezbollah, mais ce dernier refuse d'accepter cette condition. Les discussions avec l'Iran se poursuivent malgré les tensions exacerbées par l'attaque israélienne.







