Au micro de RTL, Fabrice, un policier de la BAC, témoigne des violences ayant éclaté après les célébrations du sacre du PSG en Ligue des champions, le samedi 30 mai. Il évoque des incidents préoccupants, bien plus intenses et prolongés par rapport aux années précédentes.
Ce récit intervient alors que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a signalé une hausse alarmante des interpellations : "Plus de 890 interpellations ont eu lieu, une augmentation de 45% par rapport à 2025", a-t-il précisé, ajoutant que samedi et dimanche ont été marqués par des événements chaotiques.
Lors d'une interview, le préfet de police de Paris a également rapporté 548 interpellations pour la seule journée de samedi, dont 474 ont mené à des gardes à vue. Le dimanche a enregistré 21 interpellations supplémentaires. Patrice Faure a exprimé sa solidarité envers les forces de l'ordre, mentionnant 106 blessés, dont neuf étaient dans un état plus préoccupant.
Fabrice, membre de l'unité de police, a partagé une expérience particulièrement troublante vécue lors des célébrations au Trocadéro. "Deux de mes collègues ont été blessés par une bombe artisanale, c'est quelque chose d'horrible", déplore-t-il. Malgré leur équipement, les éclats de grenade ont causé des blessures sérieuses. Il a décrit les plaies ouvertes sur leurs jambes, illustrant le niveau de danger auquel ils faisaient face.
Ce qui avait commencé comme une célébration tranquille a pris un tournant dramatique au fil de la nuit. "Au début, c'était assez calme, sans trop de problèmes, mais vers 22h30, tout a basculé, et cela a duré toute la nuit", raconte Fabrice. "Le pire, c'est qu'au milieu de la foule, les premières bouteilles en verre ont commencé à être lancées, et l'on ne savait pas d'où elles venaient", a-t-il ajouté, rappelant qu'une bouteille a même été brisée à l'arrière de son casque.







