Mercredi, Santiago a été le théâtre d'affrontements entre la police antiémeute et des étudiants mobilisés lors d'une vaste manifestation contre les coupes budgétaires imposées par le président d'extrême droite, José Antonio Kast.
Cette mobilisation fait suite à l'annonce d'un projet par le président chilien visant à établir un registre des personnes ayant commis des actes de violence à l'encontre des forces de l'ordre et du personnel médical, ainsi que des actes de vandalisme. Les individus figurant sur ce registre pourraient perdre des privilèges tels que la gratuité des études supérieures ou des pensions étatiques.
Des milliers d'élèves, d'étudiants et d'enseignants ont convergé en direction du cœur de la capitale, mais la police a mis en place un dispositif de contrôle pour les retenir avant l'accès au palais présidentiel, utilisant des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Les manifestants ont réagi en lançant des projectiles.
Bien qu'aucun bilan officiel n'ait encore été publié, un correspondant de l'AFP a rapporté au moins dix arrestations, dont une femme exhibant des blessures au visage.
Des slogans tels que "Stop aux coupes budgétaires, ce n'est pas de l'austérité, c'est du vol" ou "Avec les coupes budgétaires, le système de santé ne tiendra pas jusqu'au mois d'août" ont été affichés sur les pancartes.
Détenant le pouvoir depuis mars, José Antonio Kast a promis de rationaliser les dépenses publiques pour stabiliser l'économie. Ses premières mesures incluent une réduction de 3% des budgets de tous les ministères.
"C'est une attaque envers les plus défavorisés, car ce sont eux qui dépendent des aides sociales", a commenté Romina Cuevas, enseignante de 47 ans, dans une interview à l'AFP.







