Un projet monumental prend forme sous la frontière franco-suisse : le Futur collisionneur circulaire (FCC), avec un budget de 16,3 milliards d'euros, promet d'élucider certains des plus grands mystères de l'univers. Prévu pour les années 2040, cet important instrument est conçu pour succéder au Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN.
Une machine pour comprendre le cosmos
Le FCC s'étendra sur 91 kilomètres et sera situé à une profondeur de 200 mètres. Son but est de faire s'entrechoquer des électrons et des positons à des vitesses extraordinaires, générant ainsi une quantité considérable de bosons de Higgs, une particule clé identifiée en 2012 qui confère la masse aux autres particules. L'étude approfondie de cette particule pourrait révolutionner notre compréhension de la matière, révélant les 95 % de l'univers que l'on ignore, souvent désignés comme matière noire et énergie noire.
Un saut technologique majeur
Bien que le LHC ait ouvert la voie à de nombreuses découvertes, il est désormais limité techniquement. Le FCC ambitionne de tripler sa taille ainsi que ses capacités d'exploration, selon le CERN, qui le décrit comme "un instrument exceptionnel destiné à explorer les plus grands mystères de l'univers".
Un investissement de long terme
Le financement du FCC, qui soulève des besoins conséquents, proviendra des budgets des 25 États membres ainsi que de donateurs privés. Mark Thomson, directeur général du CERN, a déclaré à France 3 que ces fonds sont des dons inconditionnels sans attente de retour. La décision finale sur le lancement du projet sera attendue en 2028. De plus, comme souligné par Le Monde, un débat public sur les implications énergétiques du projet est en cours jusqu'au 30 septembre 2026.







