Une enquête est en cours après la mort de Maria Eduarda Rodrigues de Freitas, 21 ans, survenue samedi lors d'un saut de rope jump depuis le pont d'Esqueleto au Brésil. Les organisateurs, trois hommes, ont été interpellés suite à cet incident tragique où la victime a été projetée dans le vide sans que sa corde de sécurité ne soit correctement attachée.
Selon une déclaration faite par Le Parisien, la police a retrouvé la corde qui aurait dû stopper la chute de la jeune femme emmêlée sur le pont. Un témoin de l'accident a rapporté qu'aucun contrôle de sécurité n'avait été effectué avant que Maria effectue son saut, une omission gravissime dans une activité telle que celle-ci, où des vérifications sont normalement obligatoires.
Une corde restée sur le pont
Lors des interrogations, les trois organisateurs ont avoué ne pas se souvenir de qui était chargé de la sécurité le jour de l'accident. D'après les enquêteurs, leur état de déroute illustre la gravité de la situation, notamment dans un domaine où la sécurité doit être primordiale.
"Un triste accident"
Les accusés, âgés de 27 à 42 ans et décrits comme des passionnés d'expériences extrêmes, ont déclaré à leur défense qu'ils n'avaient jamais été confrontés à un incident de cette gravité. Toutefois, les circonstances de la tragédie soulèvent de nombreuses questions, en particulier concernant le groupe qui s'est présenté sous le nom d'"Entre Cordas", une entité qui ne semble pas être enregistrée légalement.
Une activité sans autorisation
Il a également été révélé que ces organisateurs ne disposaient d'aucune autorisation pour réaliser des sauts sur ce pont. Malgré cette situation illégale, près de 100 personnes étaient présentes pour participer à l'événement. Un partenaire de la victime a été pris en charge par les secours après avoir été en état de choc, selon diverses sources.
Des responsabilités encore à établir
Au-delà de cet événement tragique, les questions persistent concernant l'entretien et la régulation du site. La mairie de Limeira a déjà alerté le gouvernement sur la nécessité de sécuriser cette zone, sans obtenir de réponse jusqu'ici. Le gouvernement fédéral, propriétaire du pont, a déclaré être prêt à coopérer avec les enquêteurs, alors que les investigations se poursuivent pour établir les circonstances précises de cet accident et toute responsabilité légale qui pourrait en découler.







