Récemment, l'administration Trump a déclaré vouloir examiner les dossiers d'immigration des ressortissants américains d'origine somalienne, à la suite d'accusations de détournement massif de fonds, révélé par une vidéo virale. Cette décision est directement liée à une affaire de fraude aux aides publiques qui a éclaté au Minnesota, où plus de 300 millions de dollars auraient été abusivement réclamés par des individus dans le cadre de programmes de distribution de repas pour enfants.
Selon Tricia McLaughlin, secrétaire adjointe à la Sécurité intérieure, « obtenir la citoyenneté sur une base frauduleuse peut mener à une dénaturalisation ». Cette affirmation fait écho à un événement survenu pendant la pandémie de Covid-19 qui a attiré l'attention sur la communauté somalienne, déjà fragile. Au cœur de cette affaire, 98 personnes ont été inculpées, dont 85 sont d'origine somalienne, selon les déclarations de la ministre de la Justice, Pam Bondi.
L'effet boule de neige de la vidéo virale
Le débat autour de cette affaire a pris de l'ampleur après que l'ancien président Donald Trump ait qualifié la Somalie de « pays pourri ». Sa déclaration a amplifié le sentiment anti-immigration au sein des cercles républicains, notamment avec l'afflux d'informations relayées sur des plateformes comme Fox News.
Une vidéo publiée par l'influenceur conservateur Nick Shirley, vue par des millions de personnes, a ravivé les soupçons de détournement d'argent public destinés aux crèches. Cette vidéo témoigne d'un climat politique de plus en plus polarisé, où les accusations de fraude alimentent les critiques sur la politique sociale et migratoire américaine.
Politique et responsabilité locale
Les républicains, dont des élus locaux, pointent du doigt les autorités démocrates du Minnesota, les accusant d'avoir ignoré d'innombrables alertes concernant ces fraudes pour ne pas risquer d'être perçus comme racistes ou islamophobes. Kristin Robbins, élue républicaine, déclare : « Ils protégeaient un électorat qui ne voulait pas faire face à ces problèmes. » En revanche, le gouverneur démocrate Tim Walz a fermement rejeté ces accusations.
Des médias conservateurs ont également avancé des allégations selon lesquelles les fonds détournés auraient été utilisés pour financer des groupes islamistes comme les shebabs en Somalie, une accusation que le procureur en charge du dossier a démentie.
Par ailleurs, Donald Trump a intensifié ses attaques en affirmant que la Somalie est l'un des pays les plus corrompus au monde, utilisant cette polémique pour justifier des politiques d'immigration plus strictes qui touchent également la communauté somalienne vivant aux États-Unis.







