Le Venezuela a récemment intensifié ses efforts pour renforcer ses capacités de défense en déployant des drones de combat iraniens Mohajer-6, des machines déjà révélées sur le champ de bataille ukrainien. Ce soutien technologique d'origine iranienne est perçu comme une réponse directe aux tensions croissantes avec les États-Unis, surtout après l'arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, par les forces américaines. Dans ce contexte, les autorités vénézuéliennes dénoncent une "agression militaire" et appellent à une mobilisation générale.
Des images diffusées par le site Defense Express ont confirmé la présence des drones au Venezuela, présumément stationnés à la base aérienne d’El Libertador, à proximité de Maracay. Ces appareils sont équipés pour des missions à longue portée, atteignant entre 200 et 500 km, et peuvent transporter jusqu'à quatre missiles ou bombes guidées, offrant une capacité d'attaque précise contre des navires de guerre.
Le Mohajer-6, qui a fait ses preuves dans le conflit ukrainien, affiche des caractéristiques impressionnantes. Avec une portée pouvant atteindre 2 400 km et un temps de vol de 12 heures à une vitesse de 200 km/h, il représente une menace potentielle pour les opérations navales américaines. Les experts soulignent l'importance stratégique de ce déploiement, indiquant qu’il pourrait servir à dissuader toute tentative de débarquement sur les côtes vénézuéliennes. Selon le journaliste militaire Vincent Pavan, "l'utilisation de drones Mohajer-6 est un mouvement audacieux de Caracas, qui vise à rassurer ses forces tout en déclarant une posture défensive contre les États-Unis".
Le Mohajer-6 a été noté pour sa capacité à transporter des munitions sophistiquées, telles que les bombes guidées Qaem-5 et Qaem-9, ainsi que des missiles antichars Almas, ce qui en fait un atout crucial pour la défense vénézuélienne. Bien que ces technologies soient d'origine iranienne, des analystes suggèrent qu'elles ont été localement assemblées au Venezuela, permettant ainsi au pays d'atténuer l'impact des sanctions imposées à Téhéran. Ce transfert de technologie illustre les liens militaires croissants entre l'Iran et le Venezuela, deux nations qui partagent des positions anti-américaines.
Dans un monde où les tensions géopolitiques s'intensifient, le déploiement de ces drones pourrait avoir des implications bien au-delà des frontières vénézuéliennes. Les expertises militaires et géopolitiques locales s'accordent à dire que les évolutions dans cette région doivent être suivies de près, alors que Caracas affiche une détermination de fer face à son adversaire américain.







