Lille (AFP) – La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a annoncé que la campagne de recrutement pour le service national militaire volontaire débutera officiellement le 12 janvier. Ce programme, qui a été évoqué par Emmanuel Macron en novembre dernier, sera d'une durée de dix mois et vise à offrir aux jeunes Français la possibilité de servir leur pays tout en acquérant des compétences.
Dans une interview accordée à L'Union, Vautrin a précisé : « Nous avons déjà reçu des candidatures. Avec cette campagne, nous voulons atteindre tous les territoires, notamment à travers la presse régionale. » La traditionnelle "Journée citoyenne" sera renommée "Journée de mobilisation". À l’issue de cet événement, les jeunes recevront un questionnaire pour exprimer leur intérêt à participer à ce service militaire volontaire.
Ceux qui se montrent intéressés auront la possibilité de compléter un second questionnaire axé sur leurs compétences spécifiques, telles que leurs connaissances en cybersécurité, électricité ou langues étrangères. Les armées analyseront ensuite les dossiers pour inviter les candidats à un entretien visant à évaluer leur motivation. Comme l’indique la ministre, « un examen sportif sera également réalisé, et nos services de renseignement vérifieront l'identité des candidats ».
Les résultats des candidatures seront communiqués en mai, permettant ainsi une synchronisation avec le calendrier de Parcoursup. Les jeunes qui reçoivent des notifications positives de l’armée pourront choisir de s’engager tout en conservant leurs options d’études supérieures pour l’année suivante.
Les jeunes sélectionnés seront incorporés dès cet été, débutant par un mois de formation avant de s'engager dans neuf mois de service utile, exclusivement sur le territoire national. La ministre a souligné que ce dispositif n’est pas réservé qu’aux lycéens ou étudiants, mais ouvert à tous les jeunes Français, garçons et filles, même ceux déjà actifs ou en formation.
Ce programme, qui doit s’intensifier avec un objectif de 3.000 jeunes dès la première année, vise à atteindre 10.000 participants annuels d'ici 2030, et jusqu'à 42.500 d'ici 2035. Cette initiative est soutenue par divers experts, qui estiment qu’un tel service peut renforcer le lien social et civic en France, comme l’a souligné le sociologue Pierre Martin dans un récent article pour Le Monde.
En période d’incertitude, cette initiative offre aux jeunes une occasion unique de s’investir dans des missions significatives tout en développant des compétences personnelles et professionnelles essentielles pour leur avenir.







