Le président américain, Donald Trump, a récemment réitéré sa volonté d'acquérir le Groenland, un territoire autonome du Danemark, provoquant un torrent d'indignation de la part de Copenhague et d'autres nations européennes.
Jens Frederik Nielsen, le Premier ministre groenlandais et un fervent indépendantiste, s'est exprimé sur Facebook : Ça suffit ! Fini les pressions et les fantasmes d’annexion !
Cette déclaration fait suite à des commentaires de Trump, qui a déclaré que les États-Unis pourraient s'occuper du Groenland dans les semaines à venir.
Le président américain a déjà évoqué cette idée lors de son mandant précédent, représentant le Groenland comme un excellent produit immobilier
, riche en ressources telles que le pétrole et les terres rares. Il a également mis l'accent sur l'importance géostratégique de cette île, évoquant la présence croissante de navires chinois et russes dans les eaux groenlandaises.
Les réactions à travers l'Europe ont été vives, Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, qualifiant ces propositions de totalement insensées
. En réponse, le Danemark a renforcé ses capacités militaires dans la région, investissant massivement pour sécuriser le territoire. En 2025, le budget de la défense sera augmenté de 80 % pour garantir la sécurité du Groenland et contrer des menaces extérieures potentielles.
Les alliances au sein de l'OTAN complexifient encore plus cette situation, car une tentative des États-Unis de prendre le contrôle du Groenland serait considérée comme une agression contre un pays allié. D'autres pays, comme la France et le Royaume-Uni, ont également exprimé leur préoccupation, appelant à un respect strict de la souveraineté danoise.
Pour soutenir ces efforts, Washington a récemment nommé Jeff Landry, un ultraconservateur, comme envoyé spécial à Nuuk, prônant une intégration du Groenland aux États-Unis, ce qui pourrait renforcer encore les tensions. Ce conflit a des ramifications géopolitiques importantes et met en lumière la manière dont les ambitions impériales modernes peuvent influer sur des relations internationales déjà délicates. Comme le souligne l'expert en relations internationales Jean-Louis Dufour dans une interview à Le Monde, les ambitions de Trump pourraient redéfinir le paysage géopolitique, non seulement pour le Groenland, mais pour toute la zone arctique.







