La ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a récemment rappelé l'importance de la "taxe holding" lors d'une interview sur France 2. Cette mesure fiscale, visant à rétablir une imposition plus équitable pour les plus riches, suscite un débat intense depuis les révélations de l'ancien ministre Éric Lombard, qui a mis en lumière le fait que "des milliers" de Français fortunés paient peu ou pas d'impôts sur le revenu.
La "taxe holding" a pour objectif de cibler les revenus issus de holdings que certains contribuables réussissent à exclure de leur revenu fiscal. L'application de cette taxe pourrait aider à rectifier ce qu'Amélie de Montchalin qualifie de "suroptimisation" légale. "Mon combat est de ne pas laisser cette situation perdurer", a-t-elle affirmé, soulignant l'urgence de l'initiative.
Malgré la proximité de la situation décrite par M. Lombard, la ministre a contré les affirmations selon lesquelles des données précises seraient disponibles à Bercy. "Il n'y a nulle part écrit que certains contribuables ont des revenus fiscaux de référence très bas, mais nous savons que cela se produit", a-t-elle déclaré. Éric Coquerel, président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, a demandé au ministère de fournir tous les documents concernant ce sujet sensible.
Le gouvernement, face à la complexité des discussions budgétaires, a suspendu les débats jusqu'à mardi, affirmant que les négociations ne conduisaient pas à un "compromis acceptable". Lorsqu'on lui a demandé si elle préférait utiliser le 49.3 ou des ordonnances pour adopter le budget, Montchalin a répondu prudemment : "Je vise la stabilité et un budget solide, pas n'importe quoi". Cette position reflète la nécessité d'une approche sérieuse pour aborder les défis fiscaux en France.







