Au cœur d'une tragédie meurtrière, Jacques Moretti, actuellement incarcéré après l'incendie dévastateur du bar Le Constellation à Crans-Montana, est désormais sous les feux des projecteurs. Cet incident, survenu le 1er janvier 2026, a fait 40 victimes et 116 blessés.
Moretti, âgé de 48 ans, fait face à des accusations d'homicide par négligence. Cependant, son parcours judiciaire est émaillé de fraudes aux aides publiques. Selon une enquête menée par Le Figaro, il avait déjà été condamné en janvier 2010 par le tribunal correctionnel de Bastia pour avoir escroqué la CAF, en fournissant de fausses attestations de logement pour un montant total de 6 931,99 euros.
Après avoir déménagé à Crans-Montana, Jacques et sa compagne Jessica Moretti ont attiré à nouveau l'attention des autorités durant la pandémie. Ils ont contracté un prêt de 75 500 francs suisses pour soutenir leur établissement, mais une enquête a révélé qu'ils auraient détourné 33 519,30 francs de cette aide pour financer le leasing d'une Maserati, ce qui a finalement abouti à un non-lieu en 2021, faute de preuves suffisantes.
En plus de ces accusations, Moretti a une condamnation antérieure pour proxénétisme aggravé en 2008, qui l’a vu purger 12 mois de prison, dont 8 avec sursis. Ce passé trouble, lié à des activités illégales, jette une ombre sur sa carrière d'entrepreneur dans le secteur de la nuit.
Les experts s'interrogent sur les implications de ces fraudes en lien avec la catastrophe actuelle. Comme l’indique l’avocat pénaliste Jean Dupont, « Ce type de comportement, s'il est avéré, pourrait sérieusement alourdir les charges pesant sur lui et sa compagne. » Les Moretti, dont la fortune est estimée à plusieurs millions d'euros, font maintenant l'objet d'une instruction pour négligence grave, ce qui pourrait mener à des conséquences judiciaires majeures.
Alors que l’enquête se poursuit et que les motivations derrière l'incendie restent floues, cette affaire souligne les dangers d'un passé judiciaire lourd. Jacques Moretti, prisonnier de son histoire, doit désormais faire face non seulement aux conséquences de ses actes mais aussi aux douleurs de ceux qui ont perdu la vie dans ce catastrophe.







