La répression en Iran semble avoir étouffé temporairement les manifestations, rapportent des témoins et des organisations non gouvernementales (ONG). Des nouvelles arrestations ont été confirmées par les médias d'État, alors que les tensions au sein de la société demeurent palpables. Les menaces d'une intervention américaine, qui ont rythmé les derniers jours, semblent s'effacer, Donald Trump ayant suggéré un recul de Téhéran sur certaines questions, notamment l’abandon d’exécutions de manifestants.
Les manifestations, déclenchées le 28 décembre en réponse à une inflation galopante, constituent l'un des mouvements de contestation les plus marquants depuis la révolution de 1979. Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, près de 3 428 manifestants auraient trouvé la mort suite aux violences des forces de sécurité, bien que ce chiffre soit probablement sous-estimé, tant la situation reste difficile à évaluer dans le contexte d’un blackout Internet imposé par le gouvernement.
Les réactions internationales continuent d'être surveillées de près. Des pays comme l'Arabie Saoudite et le Qatar ont de leur côté exercé des pressions sur les États-Unis pour éviter une escalade militaire, prévenant que toute intervention pourrait avoir des répercussions sur la stabilité régionale. La Maison Blanche, par l'entremise de sa porte-parole, a signalé que toutes les options demeurent sur la table, alors que le directeur du Mossad israélien, David Barnea, était aux États-Unis pour des discussions sur l'évolution en Iran.
Un habitant de Téhéran a décrit la situation actuelle comme calme, mais les rapports d'activités militaires renforcées persistent. Hengaw, une ONG de défense des droits des Kurdes iraniens, évoque une présence militaire élevée dans des villes auparavant touchées par des manifestations, tandis que d'autres rapports font état de violences sporadiques, dont une infirmière tuée lors des affrontements à Karaj.
D’un point de vue diplomatique, le président russe Vladimir Poutine a tenté de se positionner comme un médiateur dans cette crise, discutant de la situation avec les dirigeants israéliens et iraniens.
Pour finir, la situation en Iran reste extrêmement précaire. Les arrestations de masse, les manifestations avortées, et la répression des voix contestataires témoignent d'une période de forte tension, à un moment où le pays lutte contre des défis économiques et politiques considérables.







