Le laboratoire franco-autrichien Valneva a récemment pris la décision de retirer sa demande de licence pour son vaccin Ixchiq, destiné à lutter contre le chikungunya. Cette annonce fait suite à la suspension de l'autorisation de mise sur le marché par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, intervenue en août 2025 à la suite de la détection d'effets indésirables significatifs.
Dans un communiqué publié lundi, Valneva a précisé qu'il avait systématiquement évalué les implications de cette suspension. "Nous avons analysé attentivement la situation et décidé de retirer volontairement nos demandes d'approbation aux États-Unis, tenant compte des informations sur la sécurité recueillies dernièrement," a déclaré le directeur général de la société, Thomas Lingelbach, lors d'une consultation avec les médias.
Les effets indésirables mentionnés par la FDA ont suscité des inquiétudes tant parmi les scientifiques que les patients. Des experts en santé publique, dont Dr. Jennifer Dwyer de l’Institut Pasteur, estiment que "la sécurité des vaccins doit prioritairement être assurée, même si cela entraîne des retards dans leur déploiement". Dwyer rappelle que le chikungunya continue de représenter un risque de santé publique important, surtout dans les régions tropicales et subtropicales.
De son côté, Valneva envisage de concentrer ses ressources sur d’autres développements de vaccins, notamment sur ceux contre la maladie de Lyme et le virus de la rage. Des sources proches de l’entreprise indiquent qu’elle pourrait également explorer des opportunités de partenariats pour partager les coûts de recherche et développement. Ainsi, la société pourrait se tourner vers des collaborations avec d'autres laboratoires européens, renforçant ainsi sa position sur le marché global des vaccins.
Face au contexte sanitaire actuel, où les moustiques transmettent de plus en plus de maladies, le besoin de solutions vaccinales efficaces reste crucial. Selon une étude récente de l'OMS, la prévalence des maladies liées aux moustiques, telles que le chikungunya et la dengue, connaît une forte augmentation en Europe. Cette dynamique souligne l'urgence d’un vaccin efficace et sécurisé.







