Un terrible drame ferroviaire a secoué l'Espagne le dimanche 18 janvier. Deux trains se sont violemment heurtés après avoir déraillé en Andalousie, causant la mort d'au moins 40 personnes et blessant plus d'une centaine d'autres.
Ce jour-là, un train à grande vitesse de la société Iryo a quitté les rails à Adamuz, dans la province de Cordoue, et collided avec deux wagons d'un train Alvia circulant en sens inverse. D'après le journal espagnol El Pais, le bilan se chiffre à au moins 40 morts et plus de 120 blessés, dont 43 sont toujours hospitalisés, 12 d'entre eux dans un état critique.
À 13h, depuis Adamuz, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé un deuil national de trois jours, promettant "une transparence totale" sur les circonstances de cette catastrophe. "Nous allons découvrir la vérité et communiquerons les résultats de l'enquête à l'opinion publique", a-t-il déclaré, soulignant que cela représente "un jour de douleur pour l'Espagne" avec des minutes de silence observées dans tout le pays.
Des mystères entachent l'accident
Le maire d’Adamuz, Rafael Moreno, est arrivé en premier sur les lieux, horrifié par les scènes de destruction. Il a relaté avoir vu des corps éparpillés sur plusieurs mètres. La circulation des trains entre Madrid et l’Andalousie a été suspendue, ce qui a renforcé l'urgence de l'enquête. Le président de Renfe, Álvaro Fernández Heredia, a indiqué sur une radio nationale que "l'erreur humaine semble pratiquement exclue". De son côté, Iryo a certifié que la vitesse du train au moment de l'accident n’était pas excessive.
Selon des informations rapportées par l'agence de presse espagnole EFE, le train Iryo impliqué avait été inspecté quatre jours avant le drame, et il a été fabriqué en 2022. La société a également exprimé sa pleine coopération avec la commission indépendante chargée de l'enquête.
Pour Álvaro Fernández Heredia, il s'agit d'un incident survenu dans des circonstances étranges, ajoutant que "le pire que nous puissions faire est de spéculer". Il est probable qu’il faudra plusieurs jours pour obtenir des réponses définitives sur les causes de cette tragédie.
Récits de soutien international
Peu après l'accident, la famille royale espagnole a partagé ses plus sincères condoléances sur les réseaux sociaux, adressant également ses vœux de prompt rétablissement aux blessés. Emmanuel Macron a évoqué sur Twitter cette "tragédie ferroviaire", affirmant que la France se tenait aux côtés de l'Espagne dans ce moment difficile. De son côté, la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, a exprimé sa profonde tristesse et sa solidarité avec le peuple espagnol face à cette tragédie.







