Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait face à une opposition ferme après avoir décidé d'activer l'article 49.3 pour faire adopter la partie recettes du budget de l'État pour 2026. Dans une récente déclaration, Marine Le Pen, cheffe du groupe Rassemblement National (RN) à l'Assemblée nationale, a évoqué des "annonces irresponsables" et a annoncé qu'elle déposerait une motion de censure contre ce recours.
Lecornu a décrit cette décision comme un "semi-succès" et un "semi-échec," reconnaissant ainsi les tensions entourant le processus budgétaire. Pour Le Pen, cette situation traduit une gestion inefficace et dangereuse des finances publiques, et elle n’a pas manqué de faire part de son indignation. "Recourir au 49.3, c'est un aveu d'impuissance du gouvernement face à ses propres politiques," a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.
Des experts en politiques publiques, comme le sociologue Jean-Michel Blanquer, soulignent que ce recours fréquent à l'article 49.3 pourrait fragiliser la légitimité du gouvernement et accentuer les critiques sur sa gouvernance. Selon lui, "Les citoyens peuvent percevoir cette méthode comme une forme d'autoritarisme, ce qui pourrait nuire à la confiance accordée au gouvernement." Cette situation a également soulevé des inquiétudes chez certains économistes quant à la stabilité budgétaire et à l’impact sur les dépenses publiques futures.
Le député de La France Insoumise, Alexis Corbière, a également réagi en critiquant cette stratégie, affirmant que "le 49.3 est une méthode que nous devons absolument combattre, car elle nie le débat démocratique."
Alors que la motion de censure de Marine Le Pen semble être un geste symbolique, les répercussions de cette décision politique continueront de susciter des débats intenses au sein des différentes factions parlementaires. À l'approche des élections de 2027, la tension politique autour du budget pourrait jouer un rôle crucial dans le paysage politique français.







