Le 19 janvier, Thierry Breton, ancien commissaire européen et ministre de l’Économie, a été invité au journal de 20 heures pour aborder les tensions croissantes entre l’Europe et les États-Unis. Directement ciblé par Donald Trump, qui a imposé une interdiction de séjour à son encontre, Breton considère cette situation comme un appel à l'action pour l'Europe.
Dans une discussion animée, il a exprimé : "Nous n'avons plus le choix. Le monde d'avant est révolu. Les dépendances que nous avons avec les États-Unis nous contraignent, et il est temps que l'Europe montre sa force." Thierry Breton a souligné que, bien que les États-Unis comptent environ 340 millions d'habitants, l'Europe, avec ses 450 millions, a des ressources et un savoir-faire considérables. "C'est l'humiliation qui nous pousse à agir," a-t-il ajouté.
Face aux paroles de Donald Trump, qui dépeint l'Europe comme trop faible, Breton a souligné qu'il ne s'agit pas d'une simple défaite. "Nous avons les moyens de répondre. Nous devons agir d'égal à égal. Regardez les Mexicains ou les Canadiens : ils ne se laissent pas faire. Pourquoi devrions-nous accepter l'humiliation?" a-t-il insisté.
Les récentes déclarations de leaders européens, y compris celles de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, montrent qu'il existe une volonté de résister aux exigences américaines. Cependant, le sentiment général est que ces efforts doivent être intensifiés et clarifiés pour éviter toute confusion ou compromission. Le Parlement européen, représentant ces millions de voix, pourrait bien marquer un tournant en n'adoptant pas certains accords jugés inacceptables.
Au-delà de l'irritation générée par l'ambition d'annexion du Groenland par Donald Trump, il existe également un appel à l'unité en réponse aux défis globaux. La voix de Thierry Breton résonne comme un signal d'alarme pour les dirigeants européens : il est crucial d'adopter une posture combative et unie. L'Europe doit se défendre, non seulement sur le plan économique, mais aussi géopolitique, pour garantir ses intérêts face à l'expansionnisme américain.
Comme l’affirme le quotidien Le Monde, les répercussions d'une telle dynamique pourraient transformer le paysage géopolitique mondial, appelant à davantage de solidarité et d'actions concertées au sein de l'Union européenne.







