Les pluies torrentielles qui ont frappé le Languedoc-Roussillon et la Corse se sont maintenant déplacées vers l'est, provoquant une série de drames à travers la Méditerranée. C'est l'équivalent de quatre mois de pluie en seulement trois jours, une situation alarmante selon les météorologues.
Après son passage en France, la tempête Harry a ciblé des pays comme la Sicile, la Sardaigne, Malte et la Grèce, où une vigilance rouge a été émise le mercredi 21 janvier. Heureusement, l'alerte a été en grande partie levée le jeudi. Toutefois, les dégâts se font déjà sentir dans d'autres régions, notamment en Algérie, où deux victimes ont été déplorées suite à de graves inondations.
La Tunisie, quant à elle, a subi les conséquences les plus tragiques de cette tempête. Au moins cinq personnes ont perdu la vie, et quatre pêcheurs demeurent portés disparus. Le pays, frappé par des précipitations sans précédent, n'avait pas connu une telle intensité depuis 1950, comme l'a signalé l'Institut national de la météorologie.
Les régions du nord-est, dont Monastir, Nabeul et le Grand Tunis, ont été particulièrement affectées. Dans le pittoresque village de Sidi Bou Saïd, près de Tunis, les chiffres sont accablants : 206 mm de pluie sont tombés en quelques heures, un volume correspondant à l'ensemble des précipitations de Lille durant les trois mois d'automne et d'hiver. Ces phénomènes météorologiques extrêmes rappellent l'urgence d'une prise de conscience et d'une préparation face à de telles calamités naturelles.







