À Minneapolis, les tensions persistent après la tragique mort d'Alex Pretti, abattu par des agents de l'immigration. Le président actuel, Donald Trump, attribue la responsabilité des troubles aux manifestants. Dans cet article, nous faisons un état des lieux du budget et des effectifs de cette branche controversée de la police américaine.
Ce texte est basé sur une retranscription d'un reportage. Visionnez la vidéo complète pour plus de détails.
Les récentes manifestations, qui ont eu lieu jusqu'à tard le 25 janvier à Minneapolis, sont une réaction à l'action de l'ICE, la police de l'immigration américaine. Le slogan "ICE dehors" s'intensifie chaque jour, et une étude récente indique que 67 % des Américains désapprouvent maintenant les méthodes de cette organisation. Une résidente a exprimé sa colère : "Ils se comportent comme des adolescents avec leurs jeux vidéo, ils ne réalisent pas la gravité de leurs actions."
Créée il y a plus de deux décennies, l'ICE a récemment gagné en prérogatives sous la présidence de Trump, lui permettant d'effectuer des interventions aléatoires sans mandat, agissant comme le bras armé de la politique anti-immigration. Trump a déclaré : "Tout ce que l'ICE veut, c'est renvoyer ceux qui sont là illégalement. Ce sont des patriotes."
Un budget et des effectifs considérables
Le budget de l'ICE a explosé, passant de 10 milliards de dollars à 85 milliards d'ici 2025, ce qui est colossal comparé aux 35 milliards du département de la Justice, incluant le FBI. À ce jour, les effectifs ont doublé, et l'agence continue de recruter sans exigence de qualifications particulières. Le site internet de l'ICE vante : "L'Amérique a besoin de vous."
Dans des vidéos promotionnelles, les migrants sont même comparés à des Pokémon à capturer. Bien que la plupart des agents opèrent masqués, Grégory Bovino, le visage public de l'ICE, a défendu ses collègues face aux critiques. Il a affirmé : "Si vous choisissez de croire aux calomnies sur la police, vous en subirez les conséquences." Les tensions demeurent vives à Minneapolis, où de nouvelles manifestations sont attendues pour le 26 janvier. En réponse, Trump envisage d'envoyer un conseiller spécial sur place.







