Depuis la capture de Nicolás Maduro le 3 janvier, une rumeur enfle sur les réseaux sociaux : une "arme sonique" aurait été employée durant l'opération nommée "Absolute Resolve". Cette hypothèse s'appuie sur des allégations non vérifiées, relayées par des témoins américains et un tweet devenu viral.
D'où provient la rumeur ?
Le commentateur politique Mike Netter a récemment partagé un témoignage d'un prétendu membre des forces de sécurité vénézuéliennes, visionné près de 30 millions de fois. Dans une vidéo postée sur TikTok, l'individu raconte que "d'un coup, ils ont lancé quelque chose" qui semblait être une onde sonore très intense, causant des saignements de nez et des vomissements.
En quoi consiste une arme sonique ?
Le terme "arme sonique" évoque en réalité divers dispositifs d'énergie dirigée utilisés principalement dans le cadre du maintien de l'ordre. Des systèmes comme le LRAD (Long-range Acoustic Device) sont connus pour disperser les foules en émettant des sons à haute fréquence. The War Zone explique que ces armes peuvent également contrer certains types de menaces terroristes.
Les expertises divergent
Pour frapper l'imaginaire, le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la Revue Défense nationale, affirme que l'hypothèse de l'usage d'une arme sonique "n'est pas à exclure". Selon lui, ces technologies existent depuis des années et visent à neutraliser un adversaire temporairement, sans causer de mort.
Dominique Trinquand, ancien chef militaire à l'ONU, met cependant en avant les effets potentiellement néfastes de telles technologies, mentionnant des conséquences possibles sur les individus exposés.
Un débat réactivé autour du "syndrome de La Havane"
Cette controverse évoque le mystérieux "syndrome de La Havane", ayant affecté des diplomates américains à Cuba, provoquant divers symptômes tels que migraines et vertiges. Selon CNN, le gouvernement américain aurait même cru nécessaire d'acquérir un dispositif supposé en lien avec ce syndrome.
De plus, les propos de Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, accompagnés de ceux de Donald Trump affirmant que les États-Unis possédaient des armes "secrètes", ajoutent encore à l'énigme. En dépit de ces affirmations, le général Pellistrandi rappelle l'absence de preuves formelles à ce stade.







