Le retour sur scène de Jacques Bompard, ancien maire d’Orange, est marqué par une récente décision de la cour d’appel de Nîmes. Condamné en mars 2021 pour prise illégale d’intérêt, sa condamnation a été levée, lui permettant de se lancer dans la bataille municipale de 2026.
Cette décision intervient peu après la condamnation de son fils, Yann Bompard, par un tribunal pour avoir occupé un emploi fictif, le rendant inéligible pour cinq ans. « Hier, Yann Bompard a été démis de ses fonctions, et ce matin, son père récupère son éligibilité, c’est proprement incroyable », a commenté son avocat, Me Gilbert Sindrès.
Jacques Bompard affirme sa détermination
Contacté par Ici Provence, Jacques Bompard, âgé de 82 ans, a exprimé sa surprise face à cette tournure des événements et a confirmé son intention de représenter à nouveau sa ville. « Ma popularité est intacte », a déclaré l’ex-maire, qui a dirigé Orange depuis 1995 sous l'étiquette du Front national avant de fonder la Ligue du Sud.
Même si son fils prévoit de faire appel de sa condamnation, espérant être de retour en 2032, la situation reste complexe pour la famille Bompard. Jacques Bompard, pour sa part, a été démis de ses fonctions en 2021, après une série de condamnations, mais a réussi à retrouver son statut électoral, rendant l’avenir politique d'Orange plus incertain que jamais.
Selon Me Sindrès, la cour aurait estimé qu’il était inacceptable de priver Jacques Bompard de sa candidature à moins de deux semaines des élections municipales, ce qui prolongerait de facto son inéligibilité jusqu'en 2032. Dans le passé, il avait été condamné pour des affaires liées à la vente de biens immobiliers, impliquant sa famille dans des transactions douteuses.







