Des opérations militaires ont eu lieu en dépit d'un trêve fragile. Vendredi 20 février, au moins huit personnes ont perdu la vie suite à des frappes menées par l'armée israélienne dans le sud et l'est du Liban. Selon l'agence de presse officielle libanaise ANI, les bombardements dans la vallée de la Bekaa ont causé six morts et plus de 25 blessés, tous admis dans les hôpitaux de la région. L'armée israélienne a affirmé avoir ciblé des centres de commandement du Hezbollah.
Dans une autre attaque, deux personnes ont été tuées dans le camp de réfugiés palestiniens d'Ain el-Héloué, causée par un bombardement israélien. Le ministère de la Santé du Liban a rapporté ces pertes, tandis qu'Israël a déclaré avoir visé un centre de commandement du Hamas, d’où, selon leur version, des terroristes opéraient. En réaction, le Hamas a dénoncé cette frappe, la qualifiant de brutale et a nié toute association avec le lieu touché.
Des frappes régulières en dépit d'un cessez-le-feu
Ces frappes surviennent malgré un cessez-le-feu instauré en novembre 2024, qui avait tenté de mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah, ce dernier étant un allié du Hamas. Le Hezbollah avait été contraint d'entrer en guerre après l'attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas contre Israël, en signe de solidarité avec le mouvement.
Israël a souvent recouru à des frappes contre le Hezbollah et ses alliés pendant cette période, et dimanche dernier, quatre personnes ont été tuées dans une voiture à la frontière avec la Syrie, lorsque l'Israël a ciblé le groupe palestinien Jihad islamique, selon des informations de sources locales. Ces incidents soulèvent des inquiétudes sur la pérennité de la paix dans la région, incitant des experts à questionner l'efficacité des efforts de médiation.







