Dans une lettre destinée au secrétaire général de l'ONU, l'Iran a renouvelé ses menaces à l'encontre des bases américaines au Moyen-Orient en réponse à une éventuelle attaque des États-Unis. Ce message survient alors que Donald Trump a déclaré qu'il se donnait "dix" à "quinze jours" pour décider s'il était possible de parvenir à un accord avec Téhéran, ou s'il adopterait une posture plus agressive.
Les relations entre l'Iran et les États-Unis demeurent tendues. Dans sa lettre envoyée jeudi à Antonio Guterres, l'ambassadeur iranien a écrit : "Dans le cas où l'Iran subirait une agression militaire, il ripostera de manière décisive et proportionnelle selon les principes de légitime défense inscrits dans l'article 51 de la Charte des Nations unies."
Il a ensuite précisé que "toutes les bases, infrastructures et biens" américains dans la région seraient considérées comme des cibles légitimes.
En quête d'un accord "pertinent"
Malgré des négociations en cours, un rapprochement entre les deux pays semble lointain. Les discussions qui ont eu lieu en Suisse mardi n'ont pas débouché sur une désescalade des tensions. Pendant ce temps, le guide suprême iranien a exprimé des menaces, évoquant la possibilité de couler le porte-avions américain présent dans le Golfe.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, mènent également des manœuvres militaires dans le détroit d'Ormuz, un point névralgique pour le commerce mondial du pétrole. Ces exercices sont perçus comme une démonstration de force par Téhéran.
Du côté américain, Donald Trump a déclaré qu'il s'accorderait "dix" à "quinze jours" pour décider de la suite des événements. Lors d'un discours à Washington, il a averti que sans un accord "pertinent", des "mauvaises choses" pourraient se produire.







