Entre 2.000 et 3.000 personnes sont attendues pour cet hommage samedi, comme l'a rapporté une source policière à BFMTV. À ce jour, une seule déclaration a été soumise à la préfecture.
Cette démarche a été effectuée par Aliette Despieux, militante catholique anti-IVG, proche de Eliot Bertin, un militant néonazi. Ce rassemblement devrait se dérouler sur un parcours de 1,4 km à partir de 15 heures, entre la place Jean Jaurès et la rue Victor Lagrange.
Selon une source sécuritaire citée par BFMTV, "les appels à participation" à cet hommage "circulent activement" au sein des "sphères d'extrême droite". Parmi les groupes projetant de se joindre à la manifestation figurent l’Action Française, Audace Lyon, Allobroges Bourgoin, Héritage Lyon, ainsi que plusieurs autres organisations de droite radicale. Yvan Benedetti, ancien leader d’un groupuscule pétainiste, pourrait également prendre part à cet événement.
Une contre-manifestation antifasciste annoncée
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a déjà exprimé son souhait d'interdire ce rassemblement, invoquant "des risques avérés de troubles à l'ordre public". Une demande similaire a été formulée par le député insoumis Manuel Bompard, qui considère que cette manifestation ne se limite pas à un hommage à la victime mais représente "une véritable démonstration fasciste".
Cependant, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé, lors d'une interview sur RTL, qu'il ne demanderait pas l'interdiction de la marche à Lyon. Il a également précisé que celle-ci sera "encadrée" par un "dispositif policier renforcé".
Des forces de l'ordre locales, accompagnées de renforts nationaux, sont prévues pour sécuriser le cortège et ses abords. Une contre-manifestation antifasciste a été évoquée, bien qu'aucune déclaration officielle n'ait encore été enregistrée en préfecture.







