Les urgentistes de l’hôpital de la Miséricorde d’Ajaccio, en grève depuis dix jours, ont manifesté ce vendredi devant la mairie pour défendre leurs droits et attirer l’attention sur des conditions de travail jugées précaires. Selon l’intersyndicale, un comité de pilotage s'est réuni ce jour-là, où des avancées récentes ont été remises en question, notamment en ce qui concerne le nombre de lits disponibles, déjà jugé insuffisant par les grévistes.
Les manifestants ont tenté de rencontrer le maire, également président du conseil de surveillance de l’hôpital, mais en son absence, une délégation a été reçue par le premier adjoint. Bien que les syndicats aient affirmé avoir été « écoutés », ils attendent désormais des réponses concrètes de la part de l’administration municipale.
Les personnels mobilisés alertent sur une dégradation progressive des conditions de travail, craignant pour la sécurité des patients. Comme l’a souligné le syndicat Force Ouvrière, « la situation est critique au sein du service » et les urgentistes réclament « des actes et des mesures concrètes ».
Cette grève souligne un problème plus vaste dans le secteur de la santé, avec de nombreux établissements de France confrontés à des défis similaires. D’après des sources locales, le manque de ressources et de personnel est un problème récurrent, et les grévistes espèrent que leur mobilisation servira de catalyseur pour des changements significatifs.







