« Il est en route ! » a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, annonçant l'envoi d'un navire-hôpital au Groenland, un territoire autonome danois qu’il convoite. Le président des États-Unis a exprimé des inquiétudes quant à la sécurité de cette région face à la montée des ambitions russes et chinoises dans l'Arctique.
« Nous allons envoyer un grand navire-hôpital pour prendre soin des nombreuses personnes qui sont malades et qui ne reçoivent pas les soins nécessaires », a-t-il souligné, sans fournir de détails quant au nombre de bénéficiaires ni à la logistique de l'opération.
Accompagnée d'une image générée par intelligence artificielle montrant l’USNS Mercy, un navire traditionnellement stationné en Californie, la publication de Trump a suscité de nombreuses réactions. Ce chiffre emblématique de 272 mètres, symbolisant les capacités médicales de la marine américaine, navigue vers un paysage arctique non défini.
Le président a également précisé que cet envoi se fera en coordination avec Jeff Landry, récemment nommé envoyé spécial des États-Unis au Groenland. Ce mouvement est perçu comme une tentative d’asseoir l'influence américaine dans une région considérée comme stratégique.
Un membre d’équipage d’un sous-marin américain évacué
Les déclarations de Trump interviennent dans un contexte où son administration souligne la nécessité de contrôler les ressources du Groenland pour garantir la sécurité nationale. Ce positionnement provoque de vives réactions au sein de la communauté internationale, notamment en Europe.
La Maison Blanche avait découvert récemment un incident préoccupant : un membre de l'équipage d'un sous-marin américain, nécessitant des soins médicaux d'urgence, a été évacué avec succès par l'armée danoise. Cela souligne les défis médicaux et logistiquement complexes que pose une présence militaire accrue dans cette région isolée.
Malgré ses menaces antérieures, Trump a finalement opté pour la diplomatie, s'engageant dans des pourparlers avec le Danemark et le Groenland pour renforcer le partenariat. Cette décision a été accueillie avec résignation par de nombreux responsables européens, inquiets des implications militaires de l'engagement américain.
Le roi du Danemark, Frederik X, a visité le Groenland cette semaine pour affirmer son soutien à cette coopération, soulignant l'importance de la région dans les relations internationales modernes.







