Mike Huckabee, l'ambassadeur des États-Unis en Israël, provoque une onde de choc avec ses déclarations sur les droits bibliques d'Israël. Lors d'un entretien avec Tucker Carlson, il a affirmé que, selon la tradition biblique, Israël aurait des droits sur de vastes territoires s'étendant entre le Nil et l'Euphrate, englobant ainsi des régions allant de l'Égypte à l'Irak.
Ces propos ont suscité des critiques véhémentes dans le monde arabe. Des voix d'Algérie à celles de la Turquie, plus de dix pays ainsi que des organisations comme la Ligue arabe ont condamné ces déclarations comme étant incendiaries et dangereuses. Ils appellent à un dialogue apaisé et mettent en garde contre les conséquences potentielles pour la sécurité de la région. Le ministère des affaires étrangères iranien a accusé Huckabee de refléter la complicité active des États-Unis dans les tensions croissantes provoquées par Israël.
Face à cette onde de protestations, l'Autorité palestinienne a souligné que ces déclarations contredisent les promesses antérieures des États-Unis concernant la Cisjordanie. En effet, l'expansion des colonies israéliennes dans ce territoire occupé est une source de préoccupations croissantes, conduisant certains responsables de l'ONU à évoquer une annexion de facto.
Harry Houghton, expert en politiques au Moyen-Orient, a déclaré que des déclarations telles que celles de Huckabee risquent de radicaliser davantage les positions dans un climat déjà tendu. « Les mots peuvent avoir des conséquences qui dépassent les intentions », a-t-il ajouté.
Alors que le Conseil de paix de Donald Trump tente de jeter les bases d'un processus de réconciliation, les tensions restent palpables. Rappelons que ce Conseil, qui a pour but de discuter de la reconstruction de Gaza après des conflits récents, pourrait se retrouver entravé par des déclarations qui attisent les tensions.
Les répercussions de ces commentaires ne sont pas anodines ; ils mettent en lumière la fragilité persistante du dialogue israélo-palestinien et la nécessité d'engagements sérieux pour une paix durable. Une mise en garde de la Ligue arabe préconise la prudence, notant que de telles affirmations pourraient enflammer davantage les tensions religieuses et nationalistes dans un contexte déjà chaotique.







