Le procès de Rodrigo Duterte, ancien président philippin controversé, a pris un tour décisif alors que la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert des auditions cruciales sur les accusations de crimes contre l'humanité pesant sur lui. Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI, a déclaré que Duterte avait "autorisés des meurtres" et "sélectionnés personnellement" ses victimes dans le cadre de sa campagne violente contre la drogue entre 2016 et 2022.
Duterte, connu pour son approche brutale et ses déclarations provocatrices, fait face à trois chefs d'accusation. La CPI, qui siège à La Haye, évaluera au cours des quatre jours d'audiences si ces accusations sont suffisamment graves pour justifier un procès. Selon des sources, le tribunal aura 60 jours pour rendre sa décision finale.
L’ancien président, maintenant âgé de 80 ans, a demandé à ne pas comparaître en personne, ce que la Cour a accepté, suscitant des critiques sur son engagement envers le processus judiciaire. Experts et défenseurs des droits humains saluent cette initiative, soulignant que l’affaire envoie un message fort : "Les puissants, quelle que soit leur position, doivent répondre de leurs actions", a déclaré un représentant d'Amnesty International.
Alors que la CPI entreprend ses auditions, l'affaire Duterte résonne au-delà des rives des Philippines, suscitant des réactions sur la scène internationale. La communauté mondiale attend avec impatience la suite de cette affaire qui pourrait redéfinir le concept de responsabilité judiciaire pour les dirigeants autocrates.







