Depuis la récente invalidation des accords commerciaux par la Cour suprême, les États-Unis appliquent un droit de douane de 15% sur toutes les importations. Cette décision a des répercussions particulièrement sévères pour la France, tandis que des pays comme la Chine et le Brésil en tirent profit.
Depuis six mois, la Cour suprême a annulé plusieurs accords commerciaux que les États-Unis avaient conclus avec divers partenaires internationaux. Sur des bases procédurales, le président américain a dépassé ses prérogatives concernant la politique commerciale. En réponse, Donald Trump a introduit un droit de douane universel initialement fixé à 10%, qu'il a ensuite promptement porté à 15%. Ainsi, tous les produits importés aux États-Unis subiront cette taxation, sauf pour des secteurs spécifiques tels que l'acier et l'aluminium, qui sont taxés à 50%.
Bien qu'il soit resté devant la Cour suprême, Donald Trump conserve l'autorité d'imposer de nouveaux droits en vertu d'une législation qui lui permet de le faire temporairement pour 150 jours, jusqu'à un éventuel vote du Congrès.
Théoriquement, les pays européens étaient déjà assujettis à un taux de 15% dans le cadre d'accords antérieurs entre Washington et Bruxelles. Cependant, la réalité varie selon les nations. La France, par exemple, exporte un large éventail de produits qui étaient jusqu'alors exemptés de ces taxes, comme le matériel aéronautique, qui sera à présent soumis à cette nouvelle imposition. En conséquence, la France pourrait voir ses droits de douane augmenter d'un à deux points supplémentaires, devenant l'un des pays les plus pénalisés par cette mesure. En revanche, des pays comme la Chine et le Brésil, qualifiés par Trump de partenaires commerciaux déloyaux, verront leur taux réduit à 15%, alors qu'ils débutaient de niveaux plus élevés.
La France menace d'activer les rétorsions européennes
La situation demeure volatile. Le président pourrait toujours réviser sa décision, et le Congrès a la capacité d'invalider cette nouvelle politique dans les 150 jours suivant son instauration. Par ailleurs, le Parlement européen, qui avait déjà envisagé de remettre en question l'accord commercial transatlantique, intensifie sa pression à ce sujet. La France pourrait ainsi être contrainte de répondre par des mesures de rétorsion, relançant une potentielle guerre commerciale. De plus, plusieurs entreprises américaines, incluant la filiale de Toyota, demandent le remboursement des droits de douane déjà acquittés, suggérant un bouleversement futur des relations commerciales.







