Avec ses 57 kilomètres de côtes, le littoral marseillais devient un enjeu majeur pour les élections municipales. Les plages, à la fois privées et publiques, seront redéfinies par des promesses ambitieuses parmi lesquelles figurent des espaces balnéaires dans les quartiers longtemps négligés.
Martine Vassal, candidate de droite et présidente du département des Bouches-du-Rhône, propose de transformer Marseille en "station balnéaire" à l'italienne, avec des plages privées payantes. "La mer a toujours été une source de richesse pour Marseille, et nous devons en tirer profit plutôt que de nous éloigner de ses atouts", déclare-t-elle.
Le littoral se divise en différentes zones : industrielle au nord, urbaine autour du Vieux-Port, et balnéaire au sud, avec la préservation de la nature à l’est dans le Parc national des Calanques. Vassal souhaite également renforcer l'accès balnéaire entre l'Estaque et les Goudes, inspirée par des modèles comme celui du Havre.
Franck Allisio, représentant du Rassemblement National, place la sécurité des plages au premier plan de sa campagne. Il affirme que de nombreuses familles et personnes âgées choisissent d'autres destinations comme Cassis en raison des problèmes de sécurité et de propreté des plages marseillaises. Parmi ses propositions, il compte instaurer des créneaux horaires d'accès aux plages, une idée controversée qu'il défend ardiment.
Du côté de la gauche, le parti France Insoumise (LFI) s’oppose fermement à toute privatisation des plages. Le député Sébastien Delogu critique les approches de droite qu'il juge discriminatoires, tandis que des groupes comme Vaï, en alliance avec LFI, plaident pour que les activités portuaires servent avant tout les besoins des Marseillais.
Le maire sortant, Benoît Payan, un candidat de gauche, continue de promouvoir son "plan littoral Nord et Sud", soulignant les efforts pour éveiller un esprit maritime et d’aventure chez la jeunesse. Le collectif Printemps Marseillais insiste également sur la biodiversité marine, visant à développer les espaces protégés et à mettre en œuvre des programmes de conservation de la posidonie, plante essentielle pour l'écosystème côtier.
Face à des enjeux économiques, écologiques et sociaux cruciaux, un collectif d'associations a soumis un questionnaire aux candidats, les interrogeant sur de nombreux sujets, allant des infrastructures aux équipements sportifs. Un consensus semble émerger sur une problématique : l'inégalité d'accès à la mer dans les quartiers nord, où les habitants réclament des améliorations sensibles.
Ainsi, la plage de Corbière, en tant qu'unique espace balnéaire pour de nombreux Marseillais, est un point clé sur lequel tous les candidats semblent s'accorder pour leur renforcement.







