Éric Zemmour, président du mouvement politique Reconquête, a récemment rejeté la proposition de Jordan Bardella d'établir un "cordon sanitaire" face à La France Insoumise (LFI) suite au décès de Quentin Deranque. Pour Zemmour, cette approche s'apparente à une simple tactique politique qui n'apporte rien de constructif.
Lors d’une intervention sur BFMTV, il a qualifié cette initiative de "fumisterie", précisant qu'il ne soutenait aucune forme de stratégie qui pourrait cibler LFI ou son propre parti, le Rassemblement National (RN). Il estime que cette expression, largement utilisée contre ses propres partisans, ne devrait pas être appliquée dans le contexte actuel.
Évoquant des enjeux politiques plus larges, Zemmour a déclaré que même s'il considère Jean-Luc Mélenchon comme un "ennemi", les partis doivent finalement avoir la possibilité de s'allier. "Jordan Bardella semble croire qu’il est astucieux de transférer le stigma de la diabolisation à LFI, alors qu'il était devenu le nouveau porte-parole de cette diabolisation envers le RN pendant 40 ans", a-t-il commenté.
C’est de la tactique
Dans ce contexte tendu, Zemmour a fait mention de sa rupture avec Marion Maréchal, anciennement membre de son mouvement et qui a récemment réintégré le RN. "Je ne souhaite plus avoir de contact avec elle, car je ne suis pas enclin à pardonner. Je ne parle pas aux traîtres", a-t-il affirmé, soulignant ainsi l'absence de place pour la trahison dans sa vision politique.
Les déclarations de Zemmour suscitent des débats au sein du paysage politique français. Selon plusieurs analystes, son refus de suivre la ligne de Bardella pourrait indiquer une volonté de se démarquer au sein de la droite radicale. Les avis des experts politiques divergent sur l'impact qu'une telle position pourra avoir sur l'avenir de Reconquête, alors que le climat politique reste divisé et tendu.







