La France a décidé de convoquer l'ambassadeur des États-Unis, Charles Kushner, suite à des déclarations provocatrices de l'administration Trump concernant "l'extrémisme violent de gauche". Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a souligné que ces commentaires étaient inacceptables et a déclaré : "Nous n'avons aucune leçon à recevoir de l'internationale réactionnaire".
Barrot a annoncé ce dimanche, lors d'une intervention sur France Inter, qu'"nous allons convoquer l'ambassadeur des États-Unis". Il a ajouté que l'ambassade américaine avait émis des remarques sur le décès tragique de Quentin Deranque, "un événement qui concerne notre communauté nationale".
Dans un message publié récemment sur le réseau social X, l'ambassade a déclaré que la mort de Deranque, "tué par des militants d'extrême gauche, devrait tous nous préoccuper" et a affirmé que "l'extrémisme violent de gauche est en hausse", le présentant comme une "menace pour la sécurité publique".
"Nous n'avons aucune leçon à recevoir de l'internationale réactionnaire"
Jean-Noël Barrot a également précisé que la France refusait "toute instrumentalisation de ce drame à des fins politiques". Il a qualifié les analyses politiques américaines de "bien trop simplistes" et a affirmé que la France gère ses propres enjeux de violence interne. "Nous nous en occupons nous-mêmes avec assez de verve et désirons que d'autres ne viennent pas nous imposer une vision externe", a-t-il indiqué.
En outre, plusieurs sujets délicats seront abordés lors de la rencontre entre Barrot et l'ambassadeur, notamment les sanctions américaines visant des figures françaises comme Nicolas Guillou, juge à la Cour pénale internationale, et Thierry Breton, ancien ministre et vice-président de la Commission européenne.
Ce face-à-face s'annonce essentiel pour clarifier les relations entre la France et les États-Unis à un moment où les tensions sur les questions de sécurité publique et de politique internationale sont particulièrement vives.







