Une réunion cruciale du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne est programmée pour ce lundi. Les dirigeants envisagent d'adopter le 20e paquet de sanctions contre la Russie, un sujet brûlant qu'a ouvertement contesté Peter Szijjarto, le ministre hongrois des Affaires étrangères. "Nous bloquerons cette décision", a-t-il affirmé, signalant les tensions persistantes au sein de l'UE.
Sur le terrain, la situation demeure dramatique. La nuit dernière, une attaque de drones russes a fait un mort à Zaporijjia, comme l'a rapporté l'administration militaire locale. "Un homme âgé de 33 ans a perdu la vie dans une frappe sur une zone industrielle", a déclaré Ivan Fedorov, le chef de l'administration régionale. Ce bilan tragique survient alors que le maire de Kharkiv, une autre zone touchée par les hostilités, évoque également des "attaques de missiles ennemis".
Peter Szijjarto a justifié son opposition au paquet de sanctions, mentionnant l'arrêt des livraisons de pétrole via l'oléoduc Droujba, endommagé par des frappes russes le 27 janvier. "Tant qu'il y aura des restrictions sur notre approvisionnement, nous ne permettrons pas l'adoption de décisions qui nous affectent", a-t-il indiqué sur Facebook.
D'autre part, l'Union européenne n'a de cesse de renforcer ses actions contre Moscou. Les nouvelles sanctions visent non seulement le secteur bancaire, mais également les exportations et importations de biens essentiels. Si ce 20e paquet est adopté, il marquera une étape importante depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février 2022.
Parallèlement, la Corée du Sud a réagi avec indignation face à l'affichage d'une banderole sur l'ambassade russe à Séoul, proclamant que "la victoire sera nôtre", juste avant le quatrième anniversaire du conflit. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a réaffirmé que l'invasion de l'Ukraine était un acte illégal, appelant à une cessation immédiate des hostilités.
La situation est complexe et chaque décision prise au sein de l'UE est scrutée de près. Les choix de la Hongrie pourraient créer des précédents dangereux de blocage au sein des instances européennes, selon des analystes. Les experts soulignent que l'unité de l'UE face à la Russie est cruciale pour maintenir la pression sur le Kremlin.
Alors que les frappes continuent et que les tensions s'exacerbent, les yeux du monde restent rivés sur l'Ukraine. L'évolution des sanctions pourrait avoir des répercussions profondes sur la dynamique du conflit et sur les relations internationales à venir.
Avec AFP et Reuters







