Dans la capitale française, la 62e édition du Salon de l'agriculture, prévue du 21 février au 1er mars à Porte de Versailles, attire les regards. En marge de cet événement, la soirée Patrimonio Paradise, dédiée à la culture corse, suscite des interrogations parmi la communauté.
François, un auditeur concerné, a exprimé son malaise face au financement de la soirée, précisant : "Il est dérangeant de voir que cet événement est soutenu par des fonds publics, alors que l'on nous affirme continuellement qu'il n'y a pas d'argent disponible pour d'autres initiatives." Il remet également en question la politique de prix des produits vendus lors de l'événement, indiquant que les bouteilles de vin achetées à 10 euros sont revendues à 40 ou 50 euros. "Est-ce vraiment le prix juste ?", s’interroge-t-il.
Soirée associative et promotionnelle
Patrimonio Paradise est orchestrée par l'association Slow Food Corse - Corsica Granitula. Son président, Pierre-François Maestracci, insiste sur le caractère associatif de l'événement : "Nous ne recevons aucune subvention et comptons sur nos propres ressources pour faire de ce moment une réussite."
Cette soirée, qui témoigne d'un vibrant attachement à la culture corse, est également coorganisée par des associations de la diaspora corse, telles que Les Corses du Palais, un regroupement d'avocats, et la maison d’édition L’Indéprimeuse. Le parrain de l’événement, François-Régis Gaudry, journaliste et critique gastronomique sur France Inter, apporte une crédibilité supplémentaire à cette initiative.
Maestracci explique que les produits vendus, outre le vin, incluent de la farine de châtaigne, du brocciu, et de l'agneau, tous issus de la région. "Nous voulons avant tout célébrer les saveurs de notre terre et faire découvrir notre richesse culinaire," déclare-t-il. Tout sera mis en œuvre pour que cette soirée, rythmée par des DJ et des musiciens corses, soit un moment de fête et de convivialité.
Les organisateurs espèrent attirer plus de 500 participants, au cœur d'une ambiance festive sur une péniche parisienne. Cependant, les questions soulevées par certains tindent à nuancer cet enthousiasme, mettant en lumière des aspects délicats du financement d'un événement qui promet d'être aussi festif que controversé.







