Le chef du cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG), Nemesio Oseguera, mieux connu sous le nom d'El Mencho, a été touché lors d'une opération militaire dans l'État de Jalisco et a succombé à ses blessures pendant son transfert à Mexico, selon les déclarations de l'armée.
Pour répondre à la montée des violences suscitées par cet événement tragique, le Mexique a mobilisé 10 000 soldats dans l'ouest du pays, comme l'a confirmé le gouvernement les 22 et 23 février derniers. Cette décision fait suite à une annonce de déploiement de 2 500 soldats supplémentaires visant à contenir les tensions engendrées par la mort de ce chef de cartel, qui était l’un des plus recherchés du pays.
El Mencho, considéré comme un personnage clé dans le trafic de drogue, a subi une intervention militaire à Tapalpa, et sa mort a immédiatement entraîné des représailles violentes. Des membres du CJNG ont bloqué des routes, incendié des véhicules, attaqué des stations-service et affronté les forces de l’ordre dans 20 États mexicains. Les autorités ont signalé au moins 25 membres de la garde nationale, ainsi qu'un agent de sécurité et un procureur, décédés lors de l’opération et des affrontements subséquents. En retour, 30 membres du cartel ont été abattus.
Claudia Sheinbaum, présidente mexicaine, a rassuré sur la situation en affirmant qu’il n’existait plus de barrages routiers, bien que l’agence AFP ait constaté leur présence sporadique notamment près de Guadalajara et sur le site de l’arrestation d'El Mencho. Les réactions à cet événement tragique soulignent l'écho impressionnant de la violence du narcotrafic au Mexique, un phénomène qui semble toujours difficile à contrôler malgré les efforts déployés par les autorités.
Selon des experts de la sécurité, cette escalade des violences pourrait avoir de lourdes conséquences pour la stabilité du pays. Le professeur en criminologie, Juan Carlos Ruiz, a déclaré : "La mort d'El Mencho crée un vide de pouvoir qui pourrait mener à une lutte encore plus intense entre les différents cartels. La réponse militaire est nécessaire, mais elle pourrait aussi intensifier les hostilités."







