Le chef de la police nationale ukrainienne, Ivan Vyguivsky, a confirmé que deux policiers étaient actuellement dans un état critique après une explosion survenue à Mikolaïv, dans le sud du pays, le lundi 23 février. Cette attaque a blessé au total sept policiers, dans un contexte déjà tendu suite à la mort d'une policière lors d'un incident similaire à Lviv, deux jours auparavant.
Selon les autorités, l'explosion s'est produite à 18h10, dans une station-service désaffectée où les forces de l'ordre avaient précautionneusement garé leurs véhicules. Ivan Vyguivsky a décrié un acte qu'il qualifie de "ciblé", visant à abattre des policiers ukrainiens et à "déstabiliser le pays", près de quatre ans après le début de l'invasion russe. "Nous ne pouvons pas considérer cela comme une coïncidence", a-t-il ajouté, faisant référence à l'incident fatal à Lviv.
En effet, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a évoqué sur X une enquête en cours pour déterminer les circonstances précises de l'incident à Mikolaïv, y compris la possibilité que cela soit une "attaque terroriste". Dans la nuit précédant cet événement, une explosion à Lviv avait causé la mort d'une jeune policière et blessé 25 autres personnes. En réponse à cette attaque, plusieurs suspects ont été arrêtés, tandis que le ministre de l'Intérieur, Igor Klymenko, a avancé que "tout conduisait à penser que la Russie était impliquée".
Une réponse fermement attendue
Les réactions des responsables ukrainiens montrent une montée d'angoisse face à une escalade de la violence. Les experts en sécurité s'inquiètent des implications d'une telle série d'attaques sur le moral des forces de l'ordre et la stabilité de la région. "C'est une période difficile pour nos policiers, mais nous devons rester unis et déterminés à faire face à ces menaces", a déclaré un analyste de sécurité sur les ondes d'une radio nationale. Les autorités continuent de pointer l'implication russe, alors que plusieurs enquêtes sont actuellement en cours.







