Un événement dérangeant émerge des eaux françaises : deux agents d'une société de sécurité privée russe étaient présents à bord du Boracay, un pétrolier de la fameuse flotte fantôme, récemment intercepté par la Marine française. Cette information a été confirmée par plusieurs sources proches du dossier.
Les deux individus, âgés de 34 et 40 ans, travaillant pour la Moran Security Group, ont été aperçus lors de l'interception du navire au large de la Bretagne, le 27 septembre. Cette société, fondée par d'anciens membres des services secrets russes, est sous sanctions américaines et colporte des liens étroits avec le gouvernement russe, comme le stipule une enquête menée par Le Monde.
Selon des documents révélés par CNN, ces agents étaient listés comme « techniciens » et avaient embarqué sur le navire ayant quitté Primorsk, près de Saint-Pétersbourg, le 20 septembre. La cargaison transportée par le Boracay, qualifiée d'« importante » par les autorités françaises, avait suscité des questions concernant la nationalité du pétrolier et son statut juridique.
Le président Macron a exprimé son désir de renforcer la pression sur cette flotte, qui compte entre 600 et 1400 navires, utilisée par la Russie pour échapper aux sanctions occidentales sur ses ventes de pétrole. Le parlementaire a déclaré : « Nous devons empêcher la Russie de financer son effort de guerre en Ukraine. »
Sur le plan judiciaire, le capitaine chinois du Boracay est actuellement jugé à Brest pour « refus d'obtempérer », et son avocat, Me Henri de Richemont, a confirmé la présence des deux Russes à bord. « Ils ne sont pas des marins, mais des agents, en charge de veiller sur l'intérêt russe, » a-t-il précisé.
Des informations supplémentaires provenant de sources militaires indiquent que des équipes similaires, souvent basées sur des collèges de Moran, sont actives sur d'autres navires de la flotte. Ces agents auraient pour mission de collecter des informations à proximité des côtes européennes, affichant une vigilance accrue sur les mouvements militaires occidentaux.
Cependant, ce phénomène ne se limite pas au parcours de navires commerciaux. Des sous-marins russes auraient également été soupçonnés d'actes de sabotage dans des eaux européennes, selon des déclarations d'anciens hauts responsables militaires, notamment le vice-amiral Didier Maleterre.
Il est crucial de noter que Moran Security Group, dirigée par le Russe Alexey Badikov, a des antécédents opérationnels dans des zones de conflit comme le Moyen-Orient. De plus, la société maintient des liens historiques avec le groupe Wagner, créant une toile complexe d'interactions entre sécurité privée и espionnage d'État.
Ce dernier épisode illustre non seulement les tensions géopolitiques croissantes, mais met également en lumière les nouvelles méthodes employées par la Russie pour naviguer dans un paysage international de plus en plus hostile.







