Le pays est en état d'alerte. Ce lundi 23 février, près de soixante agents de police et membres du cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG) ont perdu la vie, suite au décès lors d'une opération militaire de Nemesio Oseguera, alias El Mencho, reconnu comme l'un des barons de la drogue les plus puissants du pays. Selon l’Agence France-Presse (AFP), cette situation a plongé le Mexique dans un climat de peur croissante.
Le ministre mexicain de la Sécurité, Omar Garcia Harfuch, a confirmé que 25 membres de la garde nationale, ainsi qu'un agent de sécurité et un fonctionnaire, ont été tués en représailles par le CJNG. Lors des combats dans l’État de Jalisco, environ 30 membres du cartel auraient également été abattus par les forces de l’ordre.
Une réaction gouvernementale rapide
Face à cette escalade de violence, la présidente Claudia Sheinbaum a ordonné le déploiement de 2 500 soldats supplémentaires. "Cette présence militaire vise à être dissuasive", a affirmé le ministre de la Défense.
Les autorités s’efforcent de maîtriser le désordre, tandis que des barrages routiers, érigés par des membres du cartel, sont en cours de démantèlement. Cependant, des vidéos montrent des scènes de chaos ; des routes sont bloquées par des véhicules incendiés, notamment dans la ville de Guadalajara. Les témoignages recueillis par l'AFP évoquent un climat de terreur s'emparant de la région.
À quelques mois de la Coupe du Monde 2026, une attention particulière est portée sur Guadalajara, capitale du Jalisco, ville hôte du tournoi.
Des appels à la prudence mondiale
Les États-Unis, ainsi que de nombreux pays comme le Canada et le Royaume-Uni, ont émis des recommandations urgentes pour que leurs ressortissants évitent de voyager dans certaines zones du Mexique. Airlines américaines et canadiennes ont annulé des vols à destination des régions touchées par les violences.
Les écoles ont également fermé leurs portes, par précaution, et les commerces restent fermés, illustrant l'impact dramatique de cette période d'insécurité. La situation rappelle étrangement un film d'horreur, selon les récits locaux.
La succession d'El Mencho : un avenir incertain
El Mencho, tué à 59 ans, était à la tête du CJNG. Sa disparition pose des questions sur la succession au sein de l'organisation criminelle, selon des experts en sécurité. Gerardo Rodriguez, analyste, a souligné que son absence pourrait entraîner des luttes internes au sein du cartel.
Les réactions à ce drame montrent un pays en proie à des tensions croissantes. Alors que les autorités tentent de contenir la violence, l'angoisse des citoyens demeure palpable.







