La tempête politique gronde au Havre. Édouard Philippe, l'ancien Premier ministre et actuel président du parti Horizons, se voit pour la première fois dans une position délicate à l'approche des municipales de 2026. Un sondage réalisé par Opinionway et publié le mercredi 25 février annonce qu'il pourrait perdre son siège lors d'une triangulaire au second tour.
Le sondage révèle que Jean-Paul Lecoq, le candidat communiste soutenu par le PS, les Écologistes et Place publique, semble bien parti pour remporter le scrutin. Philippe arrive en tête au premier tour avec 37% des voix, tandis que Lecoq suit de près avec 35%. En troisième position, le candidat d'extrême droite, Franck Keller (RN-UDR), pourrait également se maintenir avec 18% des intentions de vote, laissant entrevoir un second tour potentiellement décisif.
Lors d'une confrontation triangulaire, Lecoq serait le grand gagnant avec 42% des voix, tandis que Philippe atteindrait 40%. Keller, fidèle à son score, maintiendrait ses 18%. Cette annonce a de quoi provoquer des frissons chez Philippe, dont la candidature reste liée à la présidentielle de 2027. Toujours comme le souligne Le Monde, son succès au Havre pourrait influencer l'avenir de sa carrière politique.
Édouard Philippe, élu en 2014 et réélu en 2020, avait toujours bénéficié d'une solide assise à la mairie. Mais cette fois-ci, la donne semble avoir changé. À moins de trois semaines du scrutin, l'ancien chef du gouvernement doit plus que jamais faire preuve de résilience. Cette situation engendre des doutes, non seulement parmi ses électeurs, mais également dans son camp, alors que de nombreux observateurs scrutent chaque mouvement à l'approche du vote.







