Greenpeace reste dans l'expectative. Le juge James Gion, de Dakota du Nord, s'apprête à signer une ordonnance stipulant que l'ONG doit verser 345 millions de dollars à Energy Transfer, une entreprise impliquée dans la construction d'un oléoduc. Ce jugement découle de manifestations qui se sont déroulées entre 2016 et 2017, lors desquelles des milliers de personnes s'étaient mobilisées pour s'opposer à ce projet, perçu comme une menace pour l'approvisionnement en eau.
En 2025, un jury avait reconnu Greenpeace coupable de diffamation, de complot et d'intrusion, à la suite des actions menées contre le Dakota Access Pipeline. Les avocats d'Energy Transfer ont fait valoir que Greenpeace avait orchestré ces manifestations, fournissant des équipements de blocage et diffusant de fausses informations sur le projet.
La poursuite des activités de Greenpeace menacée ?
Greenpeace, dans un document financier, a déclaré ne pas avoir les ressources pour régler une somme aussi démesurée qui compromettrait son fonctionnement. Au 31 décembre 2024, l'ONG ne disposait que de 1,4 million de dollars de trésorerie.
"En tant qu’organisme à but non lucratif de taille moyenne, nous avons toujours su que nous ne pourrions pas payer des centaines de millions de dollars de dommages-intérêts", a affirmé Marco Simons, conseiller juridique de Greenpeace.
Face à cette situation, Greenpeace envisage de faire appel et reste optimiste quant à ses chances de succès, arguant d'un manque de preuves solides et de la nécessité de protéger la liberté d'expression. Les défenseurs du projet affirment que l'organisation n'était pas directement responsable des actions des manifestants mais se bat néanmoins contre une décision potentiellement destructrice pour ses opérations futurs.







