Lors d'un sommet à Paris, Ursula von der Leyen a souligné que la réduction du nucléaire en Europe avait été une « erreur stratégique », détournant le continent d'une source d'énergie à la fois fiable et respectueuse de l'environnement. Alors que la guerre au Moyen-Orient bouleverse les marchés, la question de l'indépendance énergétique devient cruciale pour l'Europe.
Devant une assemblée de dirigeants de plus de quarante pays et organisations internationales, la présidente de la Commission européenne a déclaré : « La réduction de la part du nucléaire était un choix et, à la réflexion, l'Europe a fait une erreur stratégique en tournant le dos à une source d'énergie fiable, économique et peu émettrice », comme le rapporte BFMTV.
En réponse à cette situation, von der Leyen a proposé un mécanisme de garantie de 200 millions d’euros pour encourager l'investissement dans les technologies nucléaires innovantes.
Un facteur « d’indépendance »
Emmanuel Macron a également partagé son point de vue sur l'importance du nucléaire. Il a affirmé que cette technologie était un véritable « facteur d'indépendance » à une époque où les tensions géopolitiques compliquent l'approvisionnement énergétique. « Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation, la neutralité carbone à horizon 2050, la compétitivité et la création d’emplois de nos économies », a-t-il précisé.
Il a ensuite exhorté « chaque acteur public et privé à prendre sa part pour continuer de mobiliser les investissements » dédiés au nucléaire. « Un véritable secteur d’avenir pour nos énergies, nos sociétés, nos pays », a-t-il poursuivi. Macron a conclu par un appel à un effort accru des institutions financières, notamment en renforçant le « capital-risque pour les projets les plus risqués ».







