Après douze jours de conflit au Moyen-Orient, les répercussions de l'opération conjointe d'Israël et des États-Unis commencent à se faire sentir dans l'opinion publique américaine. Une majorité de citoyens exprime son désaccord envers cette offensive.
Les derniers sondages montrent une fracture au sein de l'opinion américaine. Alors que nous entrons dans le douzième jour de la guerre, seulement 41 % des Américains soutiennent l'opération contre l'Iran, lancée le 28 février, comme l'indique une étude du New York Times. Ce chiffre est significativement plus bas que les 92 % d'approbation qui avaient marqué l'envoi de troupes en Afghanistan en 2001.
Pour la guerre en Irak, un autre exemple célèbre, 76 % des Américains avaient à l'époque soutenu la décision de Washington. Jérôme, un New-Yorkais interrogé par RTL, partage un sentiment de défiance envers l'opération désormais surnommée "Fureur épique". "Je ne soutiens aucune guerre. Honnêtement, j'ai l'impression que nous menons un combat qui n'est pas le nôtre. Les présidents américains devraient éviter de s'immiscer dans les affaires israéliennes", déclare-t-il.
Si c'était la guerre d'Obama, ce serait peut-être différent
Larry, habitant de New York
Des craintes similaires sont partagées par Larry, qui s'interroge sur la façon dont la perception de cette guerre pourrait changer. "Quiconque est anti-Trump s'oppose fermement à cette guerre simplement en raison de son affiliation. Si cela avait été sous Obama, le soutien aurait pu être différent", observe-t-il.
Larry estime que l'opinion pourrait évoluer selon l'issue du conflit. "S'il n'y a pas de troupes au sol et peu de pertes américaines, le soutien grandira. Personne ne désire attaquer d'autres pays, mais si cela signifie éradiquer cette menace, il est probable que davantage de gens se rallient à la cause", conclut-il.







