Sous pression après une enquête du New York Times, le cofondateur du restaurant reconnu comme l’une des meilleures tables du monde déclare prendre "la responsabilité de [ses] actions".

Après avoir fait de Noma l'une des tables les plus prestigieuses au monde, René Redzepi a annoncé, le 12 mars, sa démission du restaurant qu'il avait cofondé en 2003, en réponse à des accusations de violences envers ses équipes.
« Après plus de deux décennies passées à construire et diriger ce restaurant, j’ai décidé de me retirer », a-t-il expliqué sur son compte Instagram. Réputé pour son nouveau concept de résidence culinaire à Los Angeles, où les réservations s'élevaient à 1 500 dollars par personne, ce départ soulève des questions sur son avenir.
Les changements ne réparent pas le passé
Redzepi a reconnu avoir fait des efforts pour devenir un meilleur leader, affirmant que « Noma a entrepris d’importantes actions pour transformer sa culture ». Cependant, il a également avoué que ces changements ne réparent pas le passé et a renouvelé sa volonté de « prendre la responsabilité de [ses] actions ».
Le New York Times a récemment publié une enquête qui a recueilli des témoignages d'anciens employés, décrivant un environnement de travail où « la peur » était mise en avant comme un moteur de l'excellence, avec des allégations de violences physiques et d'humiliations.
Le restaurant, qui a obtenu trois étoiles au Guide Michelin, avait déjà fermé ses portes en 2024, mais cette décision ne semblait pas directement liée aux récentes accusations.







