À peine deux semaines après le début des frappes américano-israéliennes le 28 février, la tension demeure palpable au Moyen-Orient. À Téhéran, comme à Washington, les discours se radicalisent. Ce mercredi, l'Iran a affirmé être prêt à engager une guerre prolongée, pendant que Donald Trump déclarait que la République islamique était « proche de la défaite ».
En Israël, la situation est tout aussi tendue. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a affirmé que son pays ne connaissait « aucune limite temporelle » et qu'il disposait encore « d'un vaste réservoir de cibles ». Il n'est pas question de déposer les armes pour entrer dans une phase négociatrice.
Les déclarations ambivalentes de Donald Trump
« L'Iran est sur le point de succomber », a indiqué Trump lors d'une réunion publique, succédant à une journée riche en déclarations contradictoires. Il a d'abord affirmé que la guerre se terminerait « bientôt », tout en commentant qu'il restait « pratiquement rien à frapper » en Iran, ajoutant qu'« il serait imprudent de partir avant d'avoir terminé le travail » sans préciser ses objectifs.
Les Gardiens de la Révolution iraniens répliquent en se préparant à une campagne de longue haleine, visant à contraindre les États-Unis à se retirer en ciblant leurs intérêts à travers le monde. Ali Fadavi, un porte-parole de cette armée idéologique, a évoqué une « guerre d'usure » capable de « détruire l'économie américaine et mondiale ». Selon le New York Times, cette première semaine de conflit aurait déjà coûté aux États-Unis plus de 11 milliards de dollars, selon des informations provenant de sources au sein du Congrès.
L'impact sur le marché pétrolier
Ce conflit soulève d'importantes inquiétudes concernant l'approvisionnement pétrolier mondial, le détroit d'Ormuz, un axe stratégique, étant paralysé. Trump a promis que « la sécurité sera restaurée » dans cette zone, à l'origine de 20 % de la production pétrolière et du gaz naturel liquéfié mondial. Il a précisé que « 28 navires suspects » avaient été attaqués, en réponse à des craintes de mines potentielles. En conséquence, les prix du pétrole continuent leur ascension, impactant directement le coût des carburants dans divers pays.
À noter que les ports pourraient devenir des cibles dans ce conflit. L'armée américaine a incité les civils iraniens à s'éloigner des installations portuaires dans la région, précisant que celles-ci, si utilisées à des fins militaires, perdraient leur statut de protection. En réponse, l'armée iranienne a averti que toute agression transformerait immédiatement ces ports en cibles légitimes.







