Le sommet de Paris aura lieu au moment où d'autres conflits prennent le devant de la scène, mais l'Ukraine reste une priorité.
Le président français Emmanuel Macron accueillera son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, ce vendredi 13 mars 2026 à Paris. Lors de cette rencontre, les deux dirigeants aborderont des stratégies visant à intensifier la pression sur la Russie, en particulier concernant « la flotte fantôme » à laquelle Moscou recourt pour contourner les sanctions internationales, comme l'a mentionné l'Élysée.
Au programme, des discussions sur les conditions d'une paix durable ainsi que des mises à jour sur les engagements pris dans le cadre de la Coalition des volontaires, regroupant des alliés de l'Ukraine. Ce collectif constitue un ensemble de 35 pays qui a récemment appelé à un « cessez-le-feu inconditionnel », même si Macron a exprimé ses doutes quant à une résolution rapide du conflit.
Les discussions de vendredi pourraient également porter sur des propositions de déploiement d'une force multinationale pour sécuriser un potentiel accord de paix, soutenu par les États-Unis. Ce soutien reste crucial pour l'Ukraine, comme l’a indiqué le président Zelensky lors de sa précédente visite à Paris en janvier.
Focus sur la flotte fantôme
La réunion de Paris survient alors que la communauté internationale maintient des sanctions strictes contre la Russie, malgré des appels à une réévaluation de ces mesures face à la hausse des prix du pétrole causée par le conflit au Moyen-Orient. Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky se concentreront ainsi sur la flotte fantôme russe, responsable de l'expédition de ressources tout en échappant à la réglementation.
Par ailleurs, les forces ukrainiennes continuent de repousser des avancées russes, illustrant ainsi une résistance croissante, selon les analyses de l'AFP et de l’Institut pour l'étude de la guerre (ISW). L'Élysée a décrit la situation de la Russie comme « un échec militaire, stratégique et économique ».
Dans un autre registre, les États-Unis annoncent des discussions potentielles entre Kiev et Moscou, avec une médiation américaine, au cours desquelles des sites comme la Suisse ou la Turquie pourraient être envisagés pour accueillir ces négociations, comme l’a rapporté Zelensky. De cette façon, l'espoir d'une désescalade demeure, même si le chemin vers un accord reste sinueux.







